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Sur près de 800 sites
internet on parle de
l'IBOGA ce qui atteste
que le sujet passionne. Ces sites vont du plus sérieux aux
moins crédibles. Nous n'avons pas l'intention, loin de là, de
nous substituer à eux. Notre but est de faire connaître, par
cet article ce qu'est exactement l'IBOGA. En France, le sujet
est tabou et aucun débat n'a eu lieu sur le sujet, on se
demande pourquoi....
L'IBOGA est depuis des siècles, traditionnellement utilisée au
Gabon dans des rites initiatiques, notamment chez les Bapinzi et
les Mitsogno, dans les cérémonies d'initiation masculine du
Bwiti, une initiation importante puisqu'elle est indispensable
à la promotion sociale de l'homme à l'intérieur de la tribu.
Tout homme incapable de rejoindre le Bwiti est considéré comme
une "femme" et définitivement banni. Nous passerons
sur le déroulement et le sens des cérémonies d'initiation et
des rites qui les accompagnent, cet exposé nous prendrait trop
de place.
Déjà, en 1885, les colonisateurs connaissaient l'usage que
faisaient les gabonais de l'IBOGA. Peu après, les études
pharmacologiques permettent d'identifier les substances
agissantes, en particulier
l'IBOGAÏNE et de
comprendre pourquoi l'IBOGA a une influence puissante sur le
système neurovégétatif, mais qu'il a aussi de très intéressantes
vertus défatiguantes (à faible dose) dénuées d'accélérations
cardiaques et de dépression post-thérapeutique. Depuis 1989,
l'IBOGAÏNE fait partie des produits dopants interdits par le
CIO et diverses fédérations sportives.
Dans les années 70, des recherches scientifiques ont montré
que l'IBOGAÏNE est en fait un dérivé de la SEROTONINE
et que, en cas d'intoxication aiguë, l'ATROPINE
constitue un antidote immédiat. En 1969, en Californie, le
chilien Claudio Naranjo réalise les premières études médicales
sur l'IBOGA dans le domaine particulier de la psychanalyse et de
la psychothérapie. Et, il s'aperçoit que les effets
psychologiques de l'HARMALINE
et de l'IBOGAÏNE sont
caractérisés par une sorte d'état de rêve sans perte de
conscience ni de changement dans la perception de
l'environnement, sans altération de la pensée ni dépersonnalisation.
Pour ne pas embrouiller le lecteur nous passerons volontairement
à côté des tests et de leurs constats pour abréger... et
dire enfin que Najanro, (associé au français Bocher) fera une
demande de brevet "spécial" de médicament en France
le 31.01.1968 et obtiendra ce brevet le 31.07.1969 - pour un
"nouveau médicament agissant au niveau du système nerveux
central, utilisable dans les traitements psychothérapiques".
Avec ce médicament, Naranjo s'aperçoit que ses patients ont
une nette tendance à "décrocher" des drogues dures
après des prises d'IBOGA. Il dépose un brevet en France
(31.07.99) concernant un médicament (IBOGA+AMPHÉTAMINE)
qui permet le sevrage des toxicomanes. Mais c'est trop tard, car
au même moment, la FDA et le Ministère de la santé, en guerre
contre le L.S.D., interdisent usage et détention de produit
hallucinogène ; l'IBOGAÏNE
passe à la trappe.
Après diverses expériences de drogues et d'usage d'IBOGAÏNE,
l'américain H. Lotsof se rendit compte que l'IBOGA et
l'IBOGAINE guérissaient définitivement de la drogue les
toxicos les plus accros. Voulant persévérer dans cette voie de
la guérison, il monte une société, la NDA
International à but
humanitaire qui devait commercialiser un médicament, l'ENDABUSE
(à BASE D'IBOGAÏNE) apte à guérir définitivement de la
drogue tous les toxicos.
Un remède miracle a disparu du marché, car il enlevait aux
trafiquants toute sa clientèle et les milliards qu'elle véhiculait
dans le monde. Les labos et les pouvoirs publics qui connaissent
les pouvoirs thérapeutiques de l'IBOGA ne bougent pas. Pourquoi
??
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