Et voilà. Maintenant que j’ai suivi assidûment le
séminaire d’iboga, il me faut rédiger un témoignage ! par où
commencer, ou plutôt, comment commencer ? Par le commencement, bien
sûr. Mais il est tellement loin !! tant pis, je vais tenter de faire
bref, l’important n’étant pas de vous faire connaître ma vie, mais
plus vous raconter mon vécu par rapport à l’iboga.
Je suis issue d’ une
famille de trois enfants, et, hélas, je fus ce qu’ l’on appelait à
l’époque un fâcheux « accident ». ma mère me l’a bien
fait sentir – au sens propre du terme-, tout au long de mon enfance,
adolescence et vie d’adulte. Coups, humiliations, punitions
sordides, insultes… ont bercé ma vie chez mes parents. Quelle
chance ! j’étais la seule à souffrir ! tout était pour moi !
Lorsque j’ai enfin pu
quitter le domicile familiale et voler de mes propres ailes, j’ai eu une
petite accalmie : je travaillais, j’avais des amis, et j’étais
loin. Puis j’ai rencontré mon mari, qui hélas, ne fut pas, loin s ‘en
faut, comme le vin : il ne se bonifiait pas avec l’âge : écrasement,
humiliations, colères. Je le quitte dès que j’ai trouvé un emploi qui
me permette de survivre. Et la roue poursuit sa rotation dans le sens négatif :
accidents de voiture, ennuis financiers, harcèlement professionnel, et je
remarque que, lorsque un événement positif arrive, il y a tout de suite
un événement négatif encore plus puissant qui vient tout ébranler. Ah !
voilà un opportunité : un nouvel emploi dans une nouvelle région
et une nouvelle vie de couple ! je déménage sur une semaine !
la ruine à nouveau, mais je suis loin de mes »harcelants ».
Et la roue qui tourne . Tout tombe à l’eau : le CDI promis est
annulé le lendemain de la signature du contrat, la personne qui
m’aidait à trouver des emplois était en longue maladie, le copain
avait « peur de s’engager ». Boum.
Pour comble de tout, ma
grand-mère tombe gravement malade : un cancer généralisé. Nous étions
très proches. Elle aurait bien voulu m’adopter.
Tous ces évènements
devenaient lourds à porter. L’éducation reçue et le harcèlement
entravaient ma vision positive de la vie. Etant très éloignée de ma
famille, je ne pouvais rendre visite à ma grand-mère.
Quelques mois près le décès
de ma grand-mère, je me suis sentie plus légère, et il me semblait
qu’une force mystérieuse me
poussait à effectuer certaines tâches, en l’occurrence, faire un jeu
de cartes sur l’ordinateur, et il fallait battre un record. Puis une
petite voix interne me disait de prendre un crayon et un papier, et je me
suis mise à écrire automatiquement.
Aujourd’hui, je reste
convaincue que les deux premiers échanges étaient vraiment dictés par
ma grand-mère. Jusqu’en février 2004, mois du séminaire d’iboga, je
ne sais pas qui me faisait écrire. Je ne pensais plus vraiment par moi-même,
une voix me guidait dans mes gestes et pensées, plaisantait, grondait.
C’était une période
passionnante, jusqu’au moment où cette présence est devenue
envahissante, insidieuse, menteuse ; elle m’alourdissait, me gênait,
m’encombrait. Et comme les évènements de la vie n’étaient
toujours pas très positifs, je ne savais plus quoi faire pour
VIVRE normalement.
Mon amie m’avait raconté
les bienfaits de la plante iboga. J’ai regardé le site sur Internet,
problème : je n'avais
pas du tout les moyens de le financer ! la banque m’avait même supprimé
mon chéquier. J’ai téléphoné à Gérard, l’organisateur des séminaires.
Il m’a rassurée : aucun problème, « tu paieras quand tu le
peux ». Alors, j’ai foncé, je me suis inscrite. Je voulais me débarrasser
de tout le négatif vécu, me retrouver face à face à cette présence,
alléger ma conscience, pour repartir plus légère, plus confiante en la
vie, et retrouver l’espoir.
Objectif atteint !!
Arrivée bien longtemps
avant tout le monde, j’ai pu me reposer, penser encore à mon travail
intérieur, me doucher et me préparer. Pas du tout sous pression !
Calme, posée, bref, fidèle à moi même.
Je suis descendue vers 20h
pour manger un bol de potage au potiron et faire connaissance avec l’équipe
dans une ambiance familiale. Les futurs séminaristes arrivaient les uns
après les autres. Tout le monde a l’air fatigué, les traits tirés.
Vers 21h on parle de
« choses qui fâchent », entendez « argent » et Gérard
nous demande si nous n’avons pas de problème de santé particulier ;
c’est important pour le dosage de la plante.
Vers 22h,
grand rassemblement des 11 séminaristes avec l’équipe chargée
de nous accompagner tout au long du voyage : Mallendi bien sûr,
Emilie Jeanne, Julien et un bénévole.
Petit tour de table pendant lequel chacun, un genre de fouet à la
main, explique pourquoi il est présent : problèmes de drogue,
d’alcoolisme, de tabac, d’agressivité, anorexie, boulimie…. Voire
curiosité !! Nous avons tous et toutes rendez-vous à 00h au rez de
chaussé pour aller dans la salle.
A minuit, nous entrons
dans une grande salle éclairée avec des bougies ; au bout, un
autel, des grigris, autour, des matelas, couvertures, eau, serviettes en
papier… et le seau !!! Une musique
planait dans l’air.
Nous nous installons,
assis, à deux par matelas. Sur le mur
face à moi, il y avait une petite alcôve avec des statuettes.
C’est un détail important.
Mallendi se préparait :
il était en tenue de cérémonie qui faisait un son agréable lorsqu’il
bougeait. Il se maquillait avec des couleurs rouges et blanches. Comme il
faisait sombre, je ne voyais pas les autres couleurs.
Il nous a ensuite réexpliqué
la démarche, le déroulement : nous étions là jusqu’à 8h, il
fallait rester actif pour que la plante agisse, entendez parler à la
plante, la questionner.
Mallendi prend une cuillère
(à café) d’iboga et boit une mixture sombre ; il saute trois
fois, dit bogaï, et Haï.
Puis nous passons chacun
notre tour ; agenouillé devant l’autel, nous suivons un à un ce
rituel et regagnons notre place.
A la première cuillère,
le goût ne m’a pas semblé aussi infect que ce que l’on m’avait
raconté. C’est vrai que j’ai eu le temps de me préparer à cette
saveur !!
Après environ une demi
heure, Mallendi passe devant chacun de nous pour nous donner une seconde
cuillère. J’ai commencé à voir des petites lumières devant mes yeux ;
j’ai regardé partout pour voir d’où cela venait… mais c’était
que dans mon champ de vision, A la troisième, Mallendi à peine parti, je
regardais l’alcôve… lorsqu’un grand rideau noir l’a remplacée.
Une porte s’ouvre. Une personne passe la tête et me regarde. Mon cœur
palpite, des larmes coulent. C’était ma grand-mère, habillée de son
manteau beige et d’une robe, bien coiffée, pas malade,!! Elle me
reconnaît, et, avec un sourire radieux , elle tient son manteau et
sa robe pour ne pas tomber, et descend un escalier. Arrivée au bas de cet
escalier, ses mains et bras qui retenaient le manteau s’élèvent pour
se transformer en ailes et je vois ma grand-mère voler vers moi. J’ai
cru que je pourrais la toucher, me précipiter dans ses bras, et crier
« Mamy !!! c’est toi » !!! Merveilleux souvenir !
Etrange émotion. Bienfait de cette vision. Merci iboga.
Elle disparaît aussi
vite. Je reprends doucement mes esprits, ma respiration, mon souffle,
j’essuie mes yeux. De nouveau la porte s’ouvre et une petite personne,
que j’ai du mal à reconnaître, descend l’escalier. Les traits se précisent
rapidement : c’est ma cousine, décédée en 88. Elle aussi est
contente. En pensée, je l’appelle, je souris.
Lorsque j’ai parlé de
ces visions à Gérard, il l’a analysé de la façon suivante :
« tu es maintenant, rassurée, ta grand-mère va bien, ta cousine
aussi !! » En effet, je culpabilisais beaucoup, pour ma grand-mère,
de ne pas avoir pu aller la voir lorsqu’elle était si malade, et pour
ma cousine, de ne pas avoir été présente alors qu’elle m’appelait
au téléphone elle-même pour la première fois à 17 ans : elle décédait
quelques heures après.
La seule chose qui me
faisait un peu peur, c’était les bougies : je voyais la mienne
bouger beaucoup, et les autres bien plus calmes ; ma bougie a été
remplacée plusieurs fois dans
la nuit.
Enfin, j’ai compris ce
que voulait la plante, et nous avons fait corps ensemble : elle
m’envoyait des flashs de certains évènements bien tristes de ma vie,
et je répondais : oui, c’était … (résumé de cette situation),
c’est négatif, tu peux supprimer. Et c’est ainsi que j’ai vu
remonter certains évènements « oubliés » de ma vie. Chaque
fois que je lui demandais de supprimer, je sentais un gros poids remonter
dans mon corps, puis je vomissais. Et ça recommençait de plus belle.
Lorsqu’il y avait un certain nombre
de « suppression, je vomissais. Les mauvais traitements, les
humiliations, les punitions non méritées et inadaptées, les coups reçus…
tout remontait et sortait. A chaque « voyages » que je
faisais, c’est à dire chaque fois que je vomissais, je sentais
qu’elle redescendait très vite, pour remonter plus doucement, tel un
ascenseur qui descend vite, tel un ascenseur dans une mine, qui descend très
vite à vide et remonte très lentement chargé. Certaines fois,
lorsqu’elle peinait, la
plante m’envoyait un « écrit » visuel que je n’arrivais
pas à lire. Puis une date était entourée. Je me remémorais les évènements
de cette date, et c’était expulsé. Je suis incapable de dire combien
de fois l’ascenseur est redescendu dans les tréfonds de mes entrailles.
Je suis sortie la dernière
de la salle à 8h, car je vomissais encore. Comme dans une mine de
charbon, c’était un gaz qui explosait. Un coup de grisou dans lequel
j’y laissais ma vie passée. Et cela a repris jusqu’à 10h environ.
Mallendi avait dit qu’il fallait être debout au petit déjeuner à 9h.
Je me suis réveillée à 8h45, (une seule femme a vomi un peu, mais
lorsqu’elle a levé la tête, j’ai vu son visage illuminé, bien que pâle)
me suis douchée pour descendre… mais il n’y avait personne !!!
Comme « la terre
n’était pas très stable », j’ai attendu un peu, quelques
personnes sont descendues vers 9h30. Après avoir encore vomi, je suis allée
me recoucher. En fait, de la journée, tant j’étais fatiguée, je
n’ai fait que cela : une heure debout, une heure couchée. J’ai
mangé quelques fruits, mais je sentais encore comme une boule sur
l’estomac. J’ai discuté un peu avec Jeanne et suis allée me
promener. Il faisait beau, un temps ensoleillé. Je me suis allongée sur
l’herbe, et là, j’ai vu !!
Je pilotais un avion dans
lequel j’était seule maître à bord. Des montagnes étaient sous moi,
et d’autres, un peu plus hautes, tout autour et devant de moi. Au
dessus, l’immensité bleu du ciel. Je ne suis pas certaine de bien avoir
interprété cette vision.
Tout au long de la journée,
je sentais la plante me demander s’il fallait supprimer tel ou tel événement.
Dans l’après-midi,
Mallendi nous a tous réunis, avec Gérard, Jeanne, Emilie, Julien et ????
Chacun a expliqué ses propres ressentis par rapport à ce premier voyage ;
pour beaucoup, tout n’était pas encore bien net, mais chacun avançait
à son rythme, c’est important. J’insiste sur le fait que je n’avais
même pas peur du ridicule en racontant mes visions, car elles étaient
normales, la plante s’adapte vraiment à la personne qui lui fait
confiance. Je me sentais plus légère, comme libérée, propre, malgré
ce poids dans le ventre, mais j’avais aussi conscience qu’il me
restais encore du « ménage à faire ».
Au menu du soir :
potage !
A minuit, nous nous préparons
au second voyage, toujours dans le même cérémonial : Mallendi en
tenue et tout en couleur, les grigris, les couleurs, les bougies… C’était
la nuit de la reconstruction : nous devions avoir « nos »
solutions, le pourquoi du comment, demander le « positif » à
la plante. Attention : elle ne vous apportera pas une liasse de
billets pour autant, on reste dans « l’interne »
Cette nuit, l’iboga était
enveloppé de miel ; le goût n’équivalait quand même en rien la
saveur d’un morceau de chocolat !
Trois cuillerées à café
chacun, à une demi-heure d’intervalle. Après, c’était à la
demande.
J’ai encore vomi deux ou
trois fois, puis « mon ascenseur » s’est définitivement arrêté.
Ouf, nous allions enfin pouvoir passer à la « reconstruction »
Chacun a devant lui un
miroir calé avec un livre ; Mallendi passe devant chaque miroir et,
tout en exprimant des incantations, il lance une poudre blanche sur le
miroir. Emilie et Mallengi reviennent nous barbouiller d’un masque de
Kaolin blanc ; seuls les yeux, les narines et les lèvres ne sont pas
blancs ; en regardant dans mon miroir, je ne me suis pas trouvée si
blanche que je ne l’imaginais.
Je ne pouvais toujours pas regarder fixement
longtemps le miroir : toujours ces yeux qui ne sécrètent pas de
larmes ! Ils brûlent. J’ai quand même « vu » défiler
des visages, surtout ma famille proche, mon fils, mes parents, ma grand-mère
mon frère, ma sœur. De son vivant, ma grand-mère me disait toujours de
« toujours garder ma place » au sein de la famille.
Confirmation. Défilent également des visages inconnus.
Je ferme les yeux. Vision :
un long tube vertical bleu qui se remplit d’un liquide rouge, enfonçant
ainsi le bleu qui disparaît presque –c’est important- .
Je fixe à nouveau le
miroir. Miroir, au mon beau miroir, dis-moi pourquoi…. Des visages, des
visages, et encore des visages, connus, inconnus.
Repos des yeux brûlants.
Vision : un sol sombre, une échelle très très longue posée sur un
faible halo de lumière. Une fillette, toute fine, toute minuscule, queue
de cheval, pull et jupe plissée saisit les barreau de l’échelle et
regarde en bas : c’est sombre. Elle grimpe vaillamment quelques
barreaux. Tout en haut, une femme, toute fine aussi, mais grande regarde
la fillette grimper. Elle regarde la fillette, lui tend simplement
la main, mais reste droite sur son barreau. La fillette regarde la
femme, la main, tend à son tour la sienne, et…. Lâche tout. La Dame
regarde, moi aussi. La fillette tombe. Elle tourne sur elle même et tombe
encore, dépasse le petit halo de lumière, marque du sol, et tombe dans
la partie sombre. C’est un puits très sombre. Elle tombe toujours en
tournoyant. Je la suit du regard. Longtemps, la fillette tourne en tombant
dans ce puits sombre. Même lorsque je ne la voyais plus, mon regard
suivant toujours, comme si il me fallait ancrer dans mon esprit que, de là
où elle est, jamais plus elle ne pourra revenir. Je n’ai pas eu peur
pour elle. soulagement pour moi. Voilà. Elle est partie. Je suis en paix.
Encore plus légère.
Encore aujourd’hui,
presque deux mois après, je ne sais pas si cette fillette si minuscule était
moi, où une personne qui était en moi.
Mallengi est passé auprès
de chacun de nous pour demander ce que nous voyions dans nos miroirs.
Rien d’autre
d’exceptionnel pour cette nuit. Défilement incessants de visages,
connus ou inconnus. A huit heures, on lève le camps pour aller se
reposer. Je me débarbouille le visage avec un gant de toilette. Les yeux
fermés, je vois comme un
reflet de mon visage que je nettoie. La partie propre est lumineuse.
Repos sans sommeil. Levé
en pleine forme, malgré ce sol « qui bouge » et ce halo de
lumière qui semble m’entourer. Je me vois sous une apparence nouvelle,
légère, vivante. Mes gestes étaient moins nerveux, mon pas moins pressé.
Je me suis beaucoup reposée,
promenée. J’ai aussi discuté avec quelques séminaristes, mangé des
fruits.
Dans l’après-midi, réunion.
Certaines personnes restaient dans le doute, d’autres étaient « aux
anges » . Les comportements abusifs par rapport à la nourriture, au
tabac, à la drogue, à l’agressivité… ont totalement disparus.
Les hommes et les femmes
nouvelles étaient nés.
Journée calme, faite de
repos, de promenades, discussion, échanges, et départ pour certains.
Le soir, nous avons fait
ensemble un repas frugal, dans une ambiance familiale.
Je me suis couchée tôt,
pour partir le lendemain matin. La prise en mains de la voiture s’est
faite tout en douceur.
De retour chez moi, je me
sentais nouvelle. J’avais bien fait de tout préparer comme pour «la
mort d’une vie, la naissance d’ une nouvelle vie).
J’ai gardé ce halo de
lumière régulier presque trois semaines. Il ne me gênait pas du tout.
J’en riais.
Preuve que la plante
travaillais toujours :
vision une semaine après
environ : je demandais à la plante s’il y a encore du « ménage
à faire », et me répond « oui, mais je n’arrive pas à le
sortir. Ah ! voilà ! « . au même moment, je vois un bac
de douche bouché. Quelqu’un essaie de le déboucher avec un outil. Tout
d’un coup, lorsque la plante dit ah ! la bonde de douche saute, et
en surgit une scène d’enfance ! même rituel : oui, c’est
…. C’est négatif, tu peux supprimer ».
Environ un mois après mon
retour, j’ai rêvé deux nuits de suite du harcèlement subi. La plante
nettoie encore, je n’ai apparemment pas tout éliminer. D’où la
petite partie bleue qui resta au fond du long tube dans une de mes
visions.
Aujourd’hui, je me sens
bien, mais j’avoue que, lorsque la vie n’est pas trop décidée,
c’est un peu difficile de vivre sans ce poids négatif, et il faut
absolument trouver des activités compensatrices positives : sorties,
activités manuelles… lectures, amis, balades, vélo….
C’est tout à fait réalisable,
en plus, je vois les différents évènements de la vie différemment,
positivement, posément, même si je n’ai pas encore eu toutes les réponses
à mes questions.
Il ne faut surtout pas
avoir peur de la plante, des « artifices » -qui n’en sont
pas- qui l’entourent. Les vomissements ne laissent pas de l’aigreur
sur l’estomac comme une gastro.
J’ai rejouer au jeu d’ordi,
une appréhension au cœur. Rien. Aucune pression. Aucun record à battre.
Aucune envie de reprendre le crayon.
J’envisage même
d’organiser des séminaires iboga dans mon département !!!