Témoignages
de Gisèle

 

 

Son problème : 
besoin compulsif d'écrire chaque jour sous la dictée de sa grand'mère décédée


meyaya@iboga.org
 

AGORA

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Coup de grisou sur ma vie

 

Et voilà. Maintenant que j’ai suivi assidûment le séminaire d’iboga, il me faut rédiger un témoignage ! par où commencer, ou plutôt, comment commencer ? Par le commencement, bien sûr. Mais il est tellement loin !! tant pis, je vais tenter de faire bref, l’important n’étant pas de vous faire connaître ma vie, mais plus vous raconter mon vécu par rapport à l’iboga.

 

Je suis issue d’ une famille de trois enfants, et, hélas, je fus ce qu’ l’on appelait à l’époque un fâcheux « accident ». ma mère me l’a bien fait sentir – au sens propre du terme-, tout au long de mon enfance, adolescence et vie d’adulte. Coups, humiliations, punitions  sordides, insultes… ont bercé ma vie chez mes parents. Quelle chance ! j’étais la seule à souffrir ! tout était pour moi !

Lorsque j’ai enfin pu quitter le domicile familiale et voler de mes propres ailes, j’ai eu une petite accalmie : je travaillais, j’avais des amis, et j’étais loin. Puis j’ai rencontré mon mari, qui hélas, ne fut pas, loin s ‘en faut, comme le vin : il ne se bonifiait pas avec l’âge : écrasement, humiliations, colères. Je le quitte dès que j’ai trouvé un emploi qui me permette de survivre. Et la roue poursuit sa rotation dans le sens négatif : accidents de voiture, ennuis financiers, harcèlement professionnel, et je remarque que, lorsque un événement positif arrive, il y a tout de suite un événement négatif encore plus puissant qui vient tout ébranler. Ah ! voilà un opportunité : un nouvel emploi dans une nouvelle région et une nouvelle vie de couple ! je déménage sur une semaine ! la ruine à nouveau, mais je suis loin de mes »harcelants ». Et la roue qui tourne . Tout tombe à l’eau : le CDI promis est annulé le lendemain de la signature du contrat, la personne qui m’aidait à trouver des emplois était en longue maladie, le copain avait « peur de s’engager ». Boum.

Pour comble de tout, ma grand-mère tombe gravement malade : un cancer généralisé. Nous étions très proches. Elle aurait bien voulu m’adopter.

Tous ces évènements devenaient lourds à porter. L’éducation reçue et le harcèlement entravaient ma vision positive de la vie. Etant très éloignée de ma famille, je ne pouvais rendre visite à ma grand-mère.

 

Quelques mois près le décès de ma grand-mère, je me suis sentie plus légère, et il me semblait qu’une force mystérieuse  me poussait à effectuer certaines tâches, en l’occurrence, faire un jeu de cartes sur l’ordinateur, et il fallait battre un record. Puis une petite voix interne me disait de prendre un crayon et un papier, et je me suis mise à écrire automatiquement.

Aujourd’hui, je reste convaincue que les deux premiers échanges étaient vraiment dictés par ma grand-mère. Jusqu’en février 2004, mois du séminaire d’iboga, je ne sais pas qui me faisait écrire. Je ne pensais plus vraiment par moi-même, une voix me guidait dans mes gestes et pensées, plaisantait, grondait.

 

C’était une période passionnante, jusqu’au moment où cette présence est devenue envahissante, insidieuse, menteuse ; elle m’alourdissait, me gênait, m’encombrait. Et comme les évènements de la vie n’étaient  toujours pas très positifs, je ne savais plus quoi faire pour VIVRE normalement.

 

Mon amie m’avait raconté les bienfaits de la plante iboga. J’ai regardé le site sur Internet,  problème : je  n'avais pas du tout les moyens de le financer ! la banque m’avait même supprimé mon chéquier. J’ai téléphoné à Gérard, l’organisateur des séminaires. Il m’a rassurée : aucun problème, « tu paieras quand tu le peux ». Alors, j’ai foncé, je me suis inscrite. Je voulais me débarrasser de tout le négatif vécu, me retrouver face à face à cette présence, alléger ma conscience, pour repartir plus légère, plus confiante en la vie, et  retrouver l’espoir. Objectif atteint !!

 

 

 

 

Arrivée bien longtemps avant tout le monde, j’ai pu me reposer, penser encore à mon travail intérieur, me doucher et me préparer. Pas du tout sous pression ! Calme, posée, bref, fidèle à moi même.

Je suis descendue vers 20h pour manger un bol de potage au potiron et faire connaissance avec l’équipe dans une ambiance familiale. Les futurs séminaristes arrivaient les uns après les autres. Tout le monde a l’air fatigué, les traits tirés.

Vers 21h on parle de « choses qui fâchent », entendez « argent » et Gérard nous demande si nous n’avons pas de problème de santé particulier ; c’est important pour le dosage de la plante.

Vers 22h,  grand rassemblement des 11 séminaristes avec l’équipe chargée de nous accompagner tout au long du voyage : Mallendi bien sûr, Emilie Jeanne, Julien et un bénévole.  Petit tour de table pendant lequel chacun, un genre de fouet à la main, explique pourquoi il est présent : problèmes de drogue, d’alcoolisme, de tabac, d’agressivité, anorexie, boulimie…. Voire curiosité !! Nous avons tous et toutes rendez-vous à 00h au rez de chaussé pour aller dans la salle.

A minuit, nous entrons dans une grande salle éclairée avec des bougies ; au bout, un autel, des grigris, autour, des matelas, couvertures, eau, serviettes en papier… et le seau !!! Une  musique planait dans l’air.

Nous nous installons, assis, à deux par matelas. Sur le mur  face à moi, il y avait une petite alcôve avec des statuettes. C’est un détail important.

Mallendi se préparait : il était en tenue de cérémonie qui faisait un son agréable lorsqu’il bougeait. Il se maquillait avec des couleurs rouges et blanches. Comme il faisait sombre, je ne voyais pas les autres couleurs.

Il nous a ensuite réexpliqué la démarche, le déroulement : nous étions là jusqu’à 8h, il fallait rester actif pour que la plante agisse, entendez parler à la plante, la questionner.

Mallendi prend une cuillère (à café) d’iboga et boit une mixture sombre ; il saute trois fois, dit bogaï, et Haï.

Puis nous passons chacun notre tour ; agenouillé devant l’autel, nous suivons un à un ce rituel et regagnons notre place.

A la première cuillère, le goût ne m’a pas semblé aussi infect que ce que l’on m’avait raconté. C’est vrai que j’ai eu le temps de me préparer à cette saveur !!

Après environ une demi heure, Mallendi passe devant chacun de nous pour nous donner une seconde cuillère. J’ai commencé à voir des petites lumières devant mes yeux ; j’ai regardé partout pour voir d’où cela venait… mais c’était que dans mon champ de vision, A la troisième, Mallendi à peine parti, je regardais l’alcôve… lorsqu’un grand rideau noir l’a remplacée. Une porte s’ouvre. Une personne passe la tête et me regarde. Mon cœur palpite, des larmes coulent. C’était ma grand-mère, habillée de son manteau beige et d’une robe, bien coiffée, pas malade,!! Elle me reconnaît, et, avec un sourire radieux , elle tient son manteau et sa robe pour ne pas tomber, et descend un escalier. Arrivée au bas de cet escalier, ses mains et bras qui retenaient le manteau s’élèvent pour se transformer en ailes et je vois ma grand-mère voler vers moi. J’ai cru que je pourrais la toucher, me précipiter dans ses bras, et crier « Mamy !!! c’est toi » !!! Merveilleux souvenir ! Etrange émotion. Bienfait de cette vision. Merci iboga.

Elle disparaît aussi vite. Je reprends doucement mes esprits, ma respiration, mon souffle, j’essuie mes yeux. De nouveau la porte s’ouvre et une petite personne, que j’ai du mal à reconnaître, descend l’escalier. Les traits se précisent rapidement : c’est ma cousine, décédée en 88. Elle aussi est contente. En pensée, je l’appelle, je souris.

 

Lorsque j’ai parlé de ces visions à Gérard, il l’a analysé de la façon suivante : « tu es maintenant, rassurée, ta grand-mère va bien, ta cousine aussi !! » En effet, je culpabilisais beaucoup, pour ma grand-mère, de ne pas avoir pu aller la voir lorsqu’elle était si malade, et pour ma cousine, de ne pas avoir été présente alors qu’elle m’appelait au téléphone elle-même pour la première fois à 17 ans : elle décédait quelques heures après.

La seule chose qui me faisait un peu peur, c’était les bougies : je voyais la mienne bouger beaucoup, et les autres bien plus calmes ; ma bougie a été remplacée plusieurs fois dans la nuit.

Enfin, j’ai compris ce que voulait la plante, et nous avons fait corps ensemble : elle m’envoyait des flashs de certains évènements bien tristes de ma vie, et je répondais : oui, c’était … (résumé de cette situation), c’est négatif, tu peux supprimer. Et c’est ainsi que j’ai vu remonter certains évènements « oubliés » de ma vie. Chaque fois que je lui demandais de supprimer, je sentais un gros poids remonter dans mon corps, puis je vomissais. Et ça recommençait de plus belle. Lorsqu’il y avait un certain  nombre de « suppression, je vomissais. Les mauvais traitements, les humiliations, les punitions non méritées et inadaptées, les coups reçus… tout remontait et sortait. A chaque « voyages » que je faisais, c’est à dire chaque fois que je vomissais, je sentais qu’elle redescendait très vite, pour remonter plus doucement, tel un ascenseur qui descend vite, tel un ascenseur dans une mine, qui descend très vite à vide et remonte très lentement chargé. Certaines fois, lorsqu’elle peinait,  la plante m’envoyait un « écrit » visuel que je n’arrivais pas à lire. Puis une date était entourée. Je me remémorais les évènements de cette date, et c’était expulsé. Je suis incapable de dire combien de fois l’ascenseur est redescendu dans les tréfonds de mes entrailles.

Je suis sortie la dernière de la salle à 8h, car je vomissais encore. Comme dans une mine de charbon, c’était un gaz qui explosait. Un coup de grisou dans lequel j’y laissais ma vie passée. Et cela a repris jusqu’à 10h environ. Mallendi avait dit qu’il fallait être debout au petit déjeuner à 9h. Je me suis réveillée à 8h45, (une seule femme a vomi un peu, mais lorsqu’elle a levé la tête, j’ai vu son visage illuminé, bien que pâle) me suis douchée pour descendre… mais il n’y avait personne !!!

Comme « la terre n’était pas très stable », j’ai attendu un peu, quelques personnes sont descendues vers 9h30. Après avoir encore vomi, je suis allée me recoucher. En fait, de la journée, tant j’étais fatiguée, je n’ai fait que cela : une heure debout, une heure couchée. J’ai mangé quelques fruits, mais je sentais encore comme une boule sur l’estomac. J’ai discuté un peu avec Jeanne et suis allée me promener. Il faisait beau, un temps ensoleillé. Je me suis allongée sur l’herbe, et là, j’ai vu !!

Je pilotais un avion dans lequel j’était seule maître à bord. Des montagnes étaient sous moi, et d’autres, un peu plus hautes, tout autour et devant de moi. Au dessus, l’immensité bleu du ciel. Je ne suis pas certaine de bien avoir interprété cette vision.

Tout au long de la journée, je sentais la plante me demander s’il fallait supprimer tel ou tel événement.

Dans l’après-midi, Mallendi nous a tous réunis, avec Gérard, Jeanne, Emilie, Julien et ???? Chacun a expliqué ses propres ressentis par rapport à ce premier voyage ; pour beaucoup, tout n’était pas encore bien net, mais chacun avançait à son rythme, c’est important. J’insiste sur le fait que je n’avais même pas peur du ridicule en racontant mes visions, car elles étaient normales, la plante s’adapte vraiment à la personne qui lui fait confiance. Je me sentais plus légère, comme libérée, propre, malgré ce poids dans le ventre, mais j’avais aussi conscience qu’il me restais encore du « ménage à faire ».

 

Au menu du soir : potage !

 

A minuit, nous nous préparons au second voyage, toujours dans le même cérémonial : Mallendi en tenue et tout en couleur, les grigris, les couleurs, les bougies… C’était la nuit de la reconstruction : nous devions avoir « nos » solutions, le pourquoi du comment, demander le « positif » à la plante. Attention : elle ne vous apportera pas une liasse de billets pour autant, on reste dans « l’interne »

Cette nuit, l’iboga était enveloppé de miel ; le goût n’équivalait quand même en rien la saveur d’un morceau de chocolat !

Trois cuillerées à café chacun, à une demi-heure d’intervalle. Après, c’était à la demande.

J’ai encore vomi deux ou trois fois, puis « mon ascenseur » s’est définitivement arrêté. Ouf, nous allions enfin pouvoir passer à la « reconstruction »

Chacun a devant lui un miroir calé avec un livre ; Mallendi passe devant chaque miroir et, tout en exprimant des incantations, il lance une poudre blanche sur le miroir. Emilie et Mallengi reviennent nous barbouiller d’un masque de Kaolin blanc ; seuls les yeux, les narines et les lèvres ne sont pas blancs ; en regardant dans mon miroir, je ne me suis pas trouvée si blanche que je ne l’imaginais.

Je ne pouvais toujours pas regarder fixement longtemps le miroir : toujours ces yeux qui ne sécrètent pas de larmes ! Ils brûlent. J’ai quand même « vu » défiler des visages, surtout ma famille proche, mon fils, mes parents, ma grand-mère mon frère, ma sœur. De son vivant, ma grand-mère me disait toujours de « toujours garder ma place » au sein de la famille. Confirmation. Défilent également des visages inconnus.

Je ferme les yeux. Vision : un long tube vertical bleu qui se remplit d’un liquide rouge, enfonçant ainsi le bleu qui disparaît presque –c’est important- .

Je fixe à nouveau le miroir. Miroir, au mon beau miroir, dis-moi pourquoi…. Des visages, des visages, et encore des visages, connus, inconnus.

Repos des yeux brûlants. Vision : un sol sombre, une échelle très très longue posée sur un faible halo de lumière. Une fillette, toute fine, toute minuscule, queue de cheval, pull et jupe plissée saisit les barreau de l’échelle et regarde en bas : c’est sombre. Elle grimpe vaillamment quelques barreaux. Tout en haut, une femme, toute fine aussi, mais grande regarde la fillette grimper. Elle regarde la fillette, lui tend simplement  la main, mais reste droite sur son barreau. La fillette regarde la femme, la main, tend à son tour la sienne, et…. Lâche tout. La Dame regarde, moi aussi. La fillette tombe. Elle tourne sur elle même et tombe encore, dépasse le petit halo de lumière, marque du sol, et tombe dans la partie sombre. C’est un puits très sombre. Elle tombe toujours en tournoyant. Je la suit du regard. Longtemps, la fillette tourne en tombant dans ce puits sombre. Même lorsque je ne la voyais plus, mon regard suivant toujours, comme si il me fallait ancrer dans mon esprit que, de là où elle est, jamais plus elle ne pourra revenir. Je n’ai pas eu peur pour elle. soulagement pour moi. Voilà. Elle est partie. Je suis en paix. Encore plus légère.

Encore aujourd’hui, presque deux mois après, je ne sais pas si cette fillette si minuscule était moi, où une personne qui était en moi.

Mallengi est passé auprès de chacun de nous pour demander ce que nous voyions dans nos miroirs.

Rien d’autre d’exceptionnel pour cette nuit. Défilement incessants de visages, connus ou inconnus. A huit heures, on lève le camps pour aller se reposer. Je me débarbouille le visage avec un gant de toilette. Les yeux fermés, je vois  comme un reflet de mon visage que je nettoie. La partie propre est lumineuse.

Repos sans sommeil. Levé en pleine forme, malgré ce sol « qui bouge » et ce halo de lumière qui semble m’entourer. Je me vois sous une apparence nouvelle, légère, vivante. Mes gestes étaient moins nerveux, mon pas moins pressé.

Je me suis beaucoup reposée, promenée. J’ai aussi discuté avec quelques séminaristes, mangé des fruits.

Dans l’après-midi, réunion. Certaines personnes restaient dans le doute, d’autres étaient « aux anges » . Les comportements abusifs par rapport à la nourriture, au tabac, à la drogue, à l’agressivité… ont totalement disparus.

Les hommes et les femmes nouvelles étaient nés.

Journée calme, faite de repos, de promenades, discussion, échanges, et départ pour certains.

Le soir, nous avons fait ensemble un repas frugal, dans une ambiance familiale.

Je me suis couchée tôt, pour partir le lendemain matin. La prise en mains de la voiture s’est faite tout en douceur.

 

De retour chez moi, je me sentais nouvelle. J’avais bien fait de tout préparer comme pour «la mort d’une vie, la naissance d’ une nouvelle vie).

J’ai gardé ce halo de lumière régulier presque trois semaines. Il ne me gênait pas du tout. J’en riais.

Preuve que la plante travaillais toujours :

vision une semaine après environ : je demandais à la plante s’il y a encore du « ménage à faire », et me répond « oui, mais je n’arrive pas à le sortir. Ah ! voilà ! « . au même moment, je vois un bac de douche bouché. Quelqu’un essaie de le déboucher avec un outil. Tout d’un coup, lorsque la plante dit ah ! la bonde de douche saute, et en surgit une scène d’enfance ! même rituel : oui, c’est …. C’est négatif, tu peux supprimer ».

Environ un mois après mon retour, j’ai rêvé deux nuits de suite du harcèlement subi. La plante nettoie encore, je n’ai apparemment pas tout éliminer. D’où la petite partie bleue qui resta au fond du long tube dans une de mes visions.

 

Aujourd’hui, je me sens bien, mais j’avoue que, lorsque la vie n’est pas trop décidée, c’est un peu difficile de vivre sans ce poids négatif, et il faut absolument trouver des activités compensatrices positives : sorties, activités manuelles… lectures, amis, balades, vélo….

C’est tout à fait réalisable, en plus, je vois les différents évènements de la vie différemment, positivement, posément, même si je n’ai pas encore eu toutes les réponses à mes questions.

 

Il ne faut surtout pas avoir peur de la plante, des « artifices » -qui n’en sont pas- qui l’entourent. Les vomissements ne laissent pas de l’aigreur sur l’estomac comme une gastro.

 

J’ai rejouer au jeu d’ordi, une appréhension au cœur. Rien. Aucune pression. Aucun record à battre. Aucune envie de reprendre le crayon.

J’envisage même d’organiser des séminaires iboga dans mon département !!!


Remarques

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