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AGORA
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Prise d'iboga en décembre
2000.
Au 15/01/2004 Philippe n'a toujours pas repris et n'a aucune intention de
le faire.
Participe activement pour aider d'autres toxicomanes.
Est interviewé dans le film "Iboga.
Les hommes du bois sacré" de Michel Kelner, sorti sur la 5 en
2002.
Vous pouvez le joindre : Philippe Bouiller . Tel 06
74 49 00 55 ou lui écrire à "Philippe"
<meyaya@iboga.org>
J’ai commencé à boire et à fumer du shit à
l’age de 13/14 ans.
Ensuite, je me suis mis à prendre beaucoup de médicaments
(Tranxène, Lixantia, Xanax, Equanil).
A 19 ans, je suis allé habiter dans un foyer
Sonacotra.
A 20 ans, après une prise sans doute plus importante
d’alcool et de benzodiazépine, j’ai fait ce qu’ils ont appelé une
hépatite fulminante, avec un delirium tremens. Je suis resté une semaine
sur un lit, attaché avec des lanières en cuir.
J’ai commencé l’héroïne à 21 ans (j’avais
eu quelques expériences auparavant), vu qu’il ne fallait plus que je
boive d’alcool pendant 1 an. Au bout de 6 mois, je tournais à 5 gr par
jour.
En 1996 j’ai rencontré une fille cool avec qui je
suis resté 4 ans, et, depuis que je suis clean grâce à l’iboga, je me
rends compte qu’elle a beaucoup souffert de ma dépendance.
J’ai fait 2 ans et demi au Subutex pour finir
pendant 3 ans dans un centre Méthadone. En plus de ces drogues, j’étais
polytoxicomane, qu'ils disent (ecsta, mescal, acide…). Ces 5 ans et demi
ont été une horreur. J’étais toujours fatigué, mal aux jambes, la
gueule dans le cul et ma prise de méthadone + héroïne ne me mettait même
plus en forme, sauf le soir aux environs de 21 h. Je dormais tout le
temps, léthargique et asthénique.
J’ai connu l’iboga dans « effervescience »
il y a environ 3 ans. Renseigné par Internet, j’ai eu accès à
l’initiation au Bwiti Mitsogho.
En une nuit, assez pénible quand même (c’est très
éprouvant physiquement), j’ai complètement décroché de l’héroïne
avec un seul symptôme de manque le lendemain : les sueurs froides.
Pendant cette nuit (où contrairement à beaucoup
d’autres personnes, je n’ai pas eu de visions perpétuelles, mais
seulement deux signes
importants dans le Bwiti), j’ai eu l’impression que toute la came que
j’avais prise sortait par tous les pores de mon corps. Cela a duré 4 ou
5 jours. J’ai été très fatigué pendant deux semaines, mais mon
initiateur est venu m’aider trois semaines chez moi et cela m’a
beaucoup aidé. Ensuite, petit à petit, j’ai retrouvé la forme.
Aujourd’hui, 3 mois après, je me sens toujours très bien.
Ce qui est étonnant avec l’iboga, c’est que
j’ai réussi à éliminer complètement ma dépendance à l’héroïne,
donc je me suis libéré de ma prison . Par contre, les autres
drogues auxquelles je ne tombe pas accro (ecstasy, acide, shit) je peux
toujours en user si je veux.
Pour moi, je suis sûr qu’en se concentrant bien,
on peut éliminer n’importe quelle dépendance de son organisme.
Je n’irai pas jusqu’à dire que l’iboga est une
plante miracle, mais elle mérite bien le titre de plante de la liberté,
ou du moins, plante de la vérité car elle peut tous nous aider à nous
retrouver et à mieux nous comprendre nous-même au milieu des autres et
dans la vie active.
Alors, d’un côté, il y a la prison de la méthadone
à vie et, pour ceux qui ont la chance de connaître l’iboga, la LIBERTÉ.
LES CHAÎNE SONT ENFIN BRISÉES.
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Remarques
Dans les années 60,
Howard Lotsof a découvert par hasard les effets de l'iboga sur
l'addiction aux drogues dures .
Voir Goutarel
Les recherches,
financée par l'état ont été interrompues dès qu'il est apparu que les
résultats étaient positifs.
l'iboga a été
interdite aux USA.
Il n'est pas neutre
de noter que dans les 3 pays ayant interdit l'ibogaïne, deux, USA et
SUISSE possèdent les plus grosses compagnies pharmaceutiques du monde .....
Des traitements de
l'addiction avec l'ibogaïne sont actuellement proposés dans des
cliniques hors USA à des prix ahurissants.
Pourtant le
traitement de l'addiction devrait être à la portée de tous.
Il me semble que tous les toxicomanes ne sont pas richissimes....
Si vous
voulez avoir plus d'infos, contactez
nous .
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